Extrait de: '"Désolé mais nous ne jouerons pas ce soir"

Si cette pièce de théâtre vous intéresse, mais que des personnages ne correspondent pas à la composition de votre troupe de théâtre, sachez que je me ferais le plaisir d'une réécriture de celle-ci pour qu'elle s'adapte parfaitement à votre structure. Pour cela contacté moi à: ericgarandeau@orange.fr  

 '"Désolé mais nous ne jouerons pas ce soir"

Pièce en deux actes, durée 1h 30mn

Protagonistes

2 femmes : 4 hommes 1 adolescent.


"Un directeur de théâtre véreux, des acteurs persuadés d’avoir du talent, une femme de ménage sarcastique, un journaliste qui fouine partout, un décor inachevé, des costumes loufoques, un metteur en scène dépassé… Bref, C’est la trame, le drame, la catastrophe …Et pour compléter le tout, un inspecteur de police fait irruption en pleine répétition… "
 
Le décor de cette comédie sera composé comme un triptyque. Il représentera un théâtre miteux caché au fond d’une rue sordide. Les deux panneaux en avant-scène, coté jardin, l’entrée des artistes, coté cour, l’entrée du local à poubelle avec un interrupteur près de l’encadrement et une ampoule de couleur rouge au-dessus de la porte, sur scène la mise en place d’un décor 18e. Au début de la pièce de théâtre, les artistes seront en habits 21es.(après cela se gâte un peu !!!)


Les Protagonistes.

La femme de ménage.

Régine: ancienne femme de ménage d’une maison close, elle arrondissait ses fins de mois en exécutant quelques passes. Alcoolique, la fiole qu’elle sortira tout au long de la représentation, sera de taille de plus en plus grande durant la pièce.


L’actrice :
Maryline Sarthe : de son vrai nom Simone Claquin, imbue de sa personne, persuadée que rien n’y personne ne peut résister à son charme, est folle de rage d’apprendre que celui sur lequel elle jette son dévolu, n’est attiré que par les hommes.


Le Directeur du théâtre :
André Pinton : homme peu scrupuleux, criblé de dettes, et cherche à faire marcher l’assurance qu’il vient de contracter, il faudrait bien sûr que la pièce de théâtre en cours ne puisse être jouée.


L’éternel second rôle :
Hector : cantonné au second rôle, n’ose avouer l’amour qu’il porte à Maryline. Devient vite ingérable, lorsque son meilleur ami lui avoue son amour pour lui et qu’il se fait éconduire par Maryline à qui il vient aussi d’avouer son amour.

Le jeune journaliste.
Florian: jeune homme rêvant de devenir comédien, se fait passer pour journaliste, afin de rencontrer les acteurs de ce théâtre de quartier.


Le policier.
Stanislas Dubrosnikalaïka : À une semaine de la retraite. Son plus grand regret, n’avoir pu être comédien, malheureusement pour lui, la tradition de la famille a fait de lui un policier, tel son père, grand-père, arrière grand-père et patati et patata.


Le metteur en scène adjoint.
Alexis : Doit remplacer le chef décorateur et le metteur en scène. Son bégaiement lui a enlevé tout espoir d'être acteur, ce qui le rend très irrascible envers tous les comédiens, persuadé qu’il pourrait mieux que quiconque jouer tous les rôles.


La victime. (la victime)
Romain Tarbouche : comédien de talent, à la carrière brisée par une lame d’épée en travers du cœur.


Cette pièce de théâtre comporte des combats d’escrime artistique, qui peuvent être supprimés, sans compromettre la logique de l’histoire.





« Désolé, mais, nous ne jouerons pas ce soir »


Régine : le temps que le public s’installe, passe le balai et le chiffon dans le hall d’accueil ainsi que parmi le public, d’un ton très peu aimable compte tenu de son état d’ébriété très avancé. Elle a dans sa poche une fiole, elle n’hésite pas à lui rendre visite de temps en temps ...


Acte1, scène1


  1. Régine : (à ce moment-là, elle est parmi le public avec un seau rempli de paillette un torchon recouvrant le sceau, un balai et une serpillière.(essaye de boire en regardant les projecteurs, et se renverse un peu de liquide sur elle) (la lumière de la salle vient de s’éteindre) (regarde la technique) ah !!! Tout de même, tu t’es enfin décidé à éteindre tes loupiotes, fainéant ! Avec ton machin dans les yeux impossible pour moi de trouver une trajectoire correcte entre ma goule et le goulot.


  1. Alexis : (à la technique) T'as qu’à te mettre en pilotage automatique la vieille, depuis le temps que ton coude fait le trajet, poche, tronc, je suis sûr que tu peux réaliser le chemin les yeux fermés.


  1. Régine : (regarde le public) au lieu de rire vous autres, feriez mieux d’éteindre vos bigophones postaux et de dire à vos mâchoires supérieures et inférieures de la mettre en veilleuse. (regarde son balai) Tient, il est comme mon bonhomme celui-là ! Il a le manche tellement sec que les poils ont du mal à tenir dessus. (c’est elle qui donne les trois coups)


Le rideau tarde à s’ouvrir.


  1. Alexis : Et Sue Hélène « Rideaux »


  1. Régine : Quoi « Rideaux »… Bobby.(au public) bah !!! Vous connaissez pas Dallas ?


  1. Alexis : Tu pourrais peut-être bouger ton derrière et aller ouvrir le rideau…
  1. Régine : dit donc morveux ! Ç’a t’écorcherais la goule d’être correcte avec moi. Je vais t’apprendre la politesse moi (prend le sceau et fait semblant de jeter le contenu à la technique)(s’adresse au public qui est sur la trajectoire) poussez-vous de là, non de non.


Acte1, scène2

Pleins feux sur la porte des artistes, pour éblouir André


  1. André : (sort la tête du rideau et se protège les yeux de la lumière) C’est quoi ce Bazar ? Qu’est-ce que tu fous encore là Régine ?


  1. Régine : je peaufine le détartrage des lieux, M. le directeur. Je rince, je rince le reste de saloperie qui traîne dans les gradins.


  1. André : Et bien au lieu de peaufiner et de rincer, tu ferais mieux de t’occuper de ce qui se passe en coulisse. Et vous la technique éteignez moi ses projecteurs, vous vous croyez à Las Vegas ?


  1. Alexis : On m’avait prévenu que c’était un théâtre de malade, mais si j’avais su que c’était à ce point-là, jamais je n’aurais accepté de signer le contrat. Tiens d’ailleurs ! En parlant de contrat, le directeur ne me l'a pas rendu ?


  1. Régine : (rire) ah, ah, ah !!! T’es pas prêt de l’avoir ton contrat, c’est moi qui te le dis. Ah, ah, ah !


  1. Alexis : Dis donc l’alambic portatif, tu ne pourrais pas aller voir en coulisse si j’y suis.


  1. Régine : alambique portatif ! Espèce de…(prend le sceau et après deux tentatives déverse le contenu de paillette sur le public) vous n’aviez tout de même pas cru que c’était de l’eau ? Si !! que vous êtes bêtes… (quitte les gradins)


Acte1, scène3


  1. Florian : (entre en fond de scène) Pardon Madame !


  1. Régine : (continue en direction du l’entrée des artistes)


  1. Florian : S’il vous plaît !


  1. Régine: (continue de marcher)


  1. Florian : Excusez-moi, Madame !!!


  1. Alexis : Te fatigues pas jeune homme, à l’heure qu’il est, avec tout ce qu’elle s’est ingurgité, son cerveau doit être en complète immersion, et en plus elle est sourde comme un pot.


  1. Florian :Ah ! Merci de me prévenir (rattrape Régine et lui crie dans les oreilles) s'il vous plaît Madame, pourriez-vous m’indiquer la direction de la direction ?


  1. Régine :(se frotte les oreilles) et non, mais pas un peu malade de me crier dans les esgourdes?


  1. Florian : désolé, Madame, mais c’est le monsieur là-bas (montre la technique) qui m’a dit que…


  1. Régine : inutile d’en dire plus ! J’imagine très bien ce que ce fainéant t’a dit.


Pleins feux Régine, puis noir


  1. Régine : (sort de sa poche une lampe torche et la dirige sur la technique) ah, ah !!! Tu ne t’attendais pas à ça «gardien de mirador »


  1. Florian : bon ce n’est pas que je m’ennuie, mais…


  1. Régine : (se retourne en éclairant le dessous du visage de Florian, créant un effet spectre) (sursaute de peur) bois un coup) tu veux quoi toi ?


  1. Florian : (commence à parler en criant puis ce ravise) je cherche la direction de la Direction pour un entretien avec la Direction… Vous pourriez m’en indiquer la direction… S’il vous plaît.


  1. Régine : (en aparté) Serai t-il pas en train de se fiche de moi l’avorton ? Il s’agit encore d’un de ses morveux du quartier à la recherche d’un mauvais coup.(À Florian) La direction de la Direction, mais bien sûr, suivez-moi-jeune-homme, c’est par là(lui indique la direction du local à poubelle)


  1. Florian : Vous êtes bien aimable Madame.


  1. Régine : (en aparté) aimable, oui, oui, aimable c’est le mot qui conviens. (ouvre la porte du local à poubelle) toujours tout droit, tu ne peux pas te tromper.


  1. Florian : (S’apprête à rentrer à entrer dans le local)


  1. Régine : Attends j’allume la lumière, les escaliers sont tellement glissant qu’un jour ou l’autre quelqu’un finira par se rompre le cou.


  1. Florian : Encore un grand Merci Madame.(entre dans le local)


Noir, lorsque Régine éteint la lumière du local à poubelle. Bruit d’une chute


  1. Régine : (referme la porte derrière Florian, attends trois secondes puis éteins la lumière)(ont entend un cri et le bruit de poubelles qui tombe)(éclaire le public avec sa torche) quoi ! Quelque chose qui ne vas pas ?(bois un coup et quitte la salle par l’entrée des artistes)


Acte1, scène4


  1. André : (sort de l’entrée des artistes en se frottant les mains) bien, bien ! très bien, très bien ! Le courrier est prêt, signé, daté avec le chèque à l’intérieur, si tout se passe comme prévu, je ne devrais pas m’en sortir trop mal. Me reste plus qu’à l’envoyer (cherche dans ses poches) zut j’ai laissé l’enveloppe sur mon bureau (reprend l’entrée des artistes)


Ouverture des rideaux


  1. Hector : (en voix off) excuse moi pour le retard, mais au moment de quitter mon appartement, impossible de mettre la main sur mes chaussures.


Acte1, scène5


  1. Maryline : (entre riant sur la scène) Mon pauvre Hector, ce n’est pas cela qui m’agace, mais le fait que tu es cru que j’avais des sentiments pour toi, ah, ah, ah, ah ! mais regarde toi. Acteur de second zone.


  1. Hector : (rentre en furie) tu t’es bien joué de moi, alors toutes les œillades que tu me lançais, c’était du vent. Pour ta gouverne, je préfère être un acteur de second rôle qu’une actrice de série B.


  1. Maryline : Comme tu es susceptible et d’une naïveté, mon pauvre Hector. Tu as encore bien à apprendre des femmes, ce n’est pas, parce qu’elles te font des sourires qu’automatiquement, elles sont prêtes à finir dans tes bras.


  1. Hector : N’empêche, qui n’a pas cessé de marauder près du théâtre ? Qui a insister pour me rencontrer ? Qui a tout fait pour avoir un rôle dans cette pièce auprès de moi ? Qui…


  1. Maryline : Qui te dit que j’ai fait tout cela pour toi ?


  1. Hector : Parce que tu veux dire que.


  1. Maryline : Tu n’es pas le seul acteur de la troupe que je sache.


  1. Hector : Romain ! Romain ? Tu veux dire que tu as monté tout ce manège pour te rapprocher de Romain ?


  1. Maryline : Eh oui, parfaitement, cela t’épate un ! C’est que j’en ai dans la tête moi. Quand la femme veut quelque chose et bien elle le veut !


  1. Hector : (se met à rire) Ah, ah, ah, ah, ah.


  1. Maryline : Je n’ai pas l’impression d’avoir dit quelque chose de drôle !


  1. Hector : (toujours en riant) de drôle non, d’intelligent non plus d’ailleurs, tout ça pour te rapprocher de Romain. (se remet à rire de plus belle)Ma pauvre Simone, si tu savais.


  1. Maryline : Ne m’appelle pas Simone, et si je savais quoi ?


  1. Hector : Tu peux toujours essayer de tenter ta chance avec Romain, mais avant il te faudra avoir recours à la chirurgie plastique.


  1. Maryline : (semble commencer à comprendre) Accouche ou je te colle une taloche.


  1. Hector : (reprend son sérieux) essayes un peu (lui montre sa main), juste comme çà pour voir  et je te garantis un effet boomerang de toute beauté, la Simone.


  1. Maryline : (ce calme) alors ?


  1. Hector : Ton cher et tendre petit amour secret de Romain et bien pas de chance pour toi, il préfère le poil au menton , les biscoteaux, le côté viril de l’espèce humaine, tu vois où je veux en venir ou tu veux un dessin?


  1. Maryline : Tu prétends que Romain est…(montre le poing en bouge le petit doigt)


  1. Hector : Oui ma vieille, cela te coupe le sifflet.


  1. Marilyn : (triste) mais ce n’est pas possible. (se reprend) Tu racontes n'importe quoi (se met à rire)et dire que j’allais lui déclarer ma flamme.


  1. Hector : (en colère) Ah oui, ce n’est pas possible, et si je te disais qu’il m'a fait des avances pas plus tard qu’ hier au soir. Ah ! le traître, je comprends mieux pourquoi il m’invitait chez lui à répéter le texte.


  1. Maryline : Tu devrais lui en être reconnaissant, car pour un acteur aussi médiocre que toi, on est jamais trop aidé (faire la liaison) dans la vie.


  1. Hector : Je ne suis pas sûr que c’est le moment de faire de l’humour.


  1. Maryline :(ne se rend pas compte du jeu de mots qu’elle vient de faire) quoi ! Qu’ai-je, dis ?


  1. Hector : Laisse tomber, de toute façon …



N'hésitez pas à me contacter pour recevoir la totalité du texte ou pour avoir plus de renseignements sur cette pièce de théâtre à : ericgarandeau@orange.fr

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire